🎲 CONSIGNE DE JEU pour le 03 octobre 2026
Dans l’album jeunesse La sorcière qui détestait les cadeaux, les enfants et …Noël ! de Sarah K. et Renan Badel, la sorcière Befana tente de transformer le père Noël en père Fouettard qu’elle aime en secret. Elle reçoit alors un cadeau et une lettre.
Imaginez ce que contient le cadeau et la teneur de la lettre.
Imaginez ce que contient le cadeau et la teneur de la lettre.

Befana s’approche du paquet comme un démineur, fébrile, tremblante, mais concentrée. Elle ne souhaitait qu’une seule chose : s’en débarrasser au plus vite, sans même regarder à l’intérieur. Mais une étrange odeur émanait du colis. Quelque chose de corsé. Sans aucune subtilité. Le fumet d’une viande avariée. Un cadeau en putréfaction badigeonné de morve, caché derrière des sacs poubelle oubliés. Le parfum enivrant d’une merde qui avait chié. Befana ne put résister à ces effluves envoûtantes : elle déchira le carton de ses doigts crochus et découvrit avec stupéfaction une paire de bottes à sa taille, couvertes de boue et sans doute de suie. Il lui sembla reconnaître là de vieux souliers qu’elle portait autrefois, mais ce souvenir lui semblait appartenir à un autre tant il était vague et lointain. Dans l’une des chaussures avait été glissé un papier, sur lequel du café avait été renversé. C’était une photographie, d’elle et … du père Fouettard. Au dos de la photo, un message avait été griffonné dans une écriture presque illisible, très raturée, absolument ravissante. Befana retint son souffle et déchiffra en silence un message mystérieux :


Bafana prend le paquet muni de la lettre. Elle regarde au-dehors et s’aperçoit que le monde est paralysé. Tant la nature, flore, faune que les humains. Le temps s’est arrêté. Elle ne comprend pas. Elle reste médusée. Elle décide de lire la lettre avant d’ouvrir le paquet.

Bafana, se régale de cette opportunité et réfléchit : que s’est-il produit ? Je n’avais pas prévu ce résultat. Où est mon père Fouettard ?
Sans doute aurais-je dû mettre plus de poudre perlimpinpin. Mais dans tous les cas, ce sera moi la mère Fouettard dorénavant !! C’est génial !! Elle enfourcha son balai dernier cri et s’envola pour le pôle Nord afin de libérer le père Noël.

La sorcière Befana après une longue nuit à attendre le père Noël chez lui est retournée chez elle après avoir vu le père Noël boire sa potion pour le transformer en père Fouettard. La sorcière se réveille dans un silence ouaté dans le fond de sa cave.
C’est alors qu’elle aperçoit un cadeau dans le coin de la cave. Elle s’approche intriguée, regarde le colis, le retourne, le sent, le renifle, le secoue, le soupèse et se décide à l’ouvrir. C’est alors qu’elle s’aperçoit qu’à côté du cadeau, se trouve une lettre. Elle s’approche, la retourne, pas de timbre, pas d’adresse de l’expéditeur. Elle s’interroge. Personne ne lui a jamais fait de cadeau. Elle est trop méchante, trop moche, trop laide, trop sombre. Mais alors, qui a pensé à elle, au fond de cette cave humide, sans lumière, sans personne. Elle se décide à ouvrir le cadeau. Elle voit alors des ingrédients, des poudres, des champignons, des insectes écrasés, des légumes pourris. Elle dépose tous ces ingrédients au sol puis ouvre la lettre. C’est une recette. Elle commence fébrilement à préparer la mixture et suit les différentes étapes en ricanant, en grinçant des dents, en prononçant des paroles abracadabrantesques. Enfin arrive le moment tant attendu de boire l’élixir. La sorcière Befana sent la chaleur du breuvage dans sa gorge et tout à coup se transforme en mère Noël. Car la potion de la sorcière n’a pas transformé le père Noël en père Fouettard.

Befana n’avait jamais reçu de cadeau de toute sa vie de sorcière…qui avait bien pu penser à elle de la sorte ? Était-ce le père Noël ? Dans ce cas, sa potion n’aurait eu aucun effet ou le père Fouettard ? Mais alors son idole aurait pensé à elle. Qu’est-ce qu’il aurait bien pu lui offrir ? Un nouveau chapeau ? Un chaudron ? En effet, le paquet paraissait imposant. Un balai magique ? Peu probable vu la forme du colis. Impatiente, elle commença à défaire les nœuds du bolduc puis ouvrit la mystérieuse boîte. Elle était vide ! à l’exception d’un papier ressemblant à une lettre tout au fond d’un grand carton.


La sorcière Befana ouvre le paquet avec infiniment de précautions, ne croyant pas une seule seconde à un cadeau affectueux. Elle s’attend à un présent empoisonné. Ce en quoi elle a parfaitement raison car le paquet contient un clap. Oui ! un clap. Un clap de cinéma sur lequel sont portées des informations qui la font frémir.

Befana avait oublié le 6 décembre : la Saint Nicolas. Elle allait devoir reprendre la séquence en intégrant les sucres d’orge et le pain d’épice sucrayeux à l’odeur de cannelle. Mon lucifère ! s’écrie-t-elle, je dois revivre toute cette torture avec, en plus, ce Saint Nicolas. Et mon père Fouettard qui n’est toujours pas là. Je suis anéantie !

Et voici la lettre du Père Noël, reçue par la sorcière Befana.